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Lunic, retour sur la trajectoire du prodige du Zouglou

Lunic, retour sur la trajectoire du prodige du Zouglou

C’était la pleine lune, ce 08 Février 1986, lorsque N’guessan Jean Jacques est sorti des entrailles de maman Brou Amoin. Jour de joie pour son père, Adje Nguessan, domicilié à Didiévi. Plus tard, le père devint militaire et la famille rejoignit Bouaké. Retour sur les grands instants de la carrière du jeune prodige du Zouglou.

 

 

Les Germes de la musique semées à Bouaké

 

S’il est né à Didievi, c’est plutôt dans la ville de Bouaké, seconde ville de la Côte d’Ivoire en termes de densité de la population, que Lunic passe son enfance. Il y fait ses études primaires jusqu’à la classe de 3ème.

En 2002, survint une grave crise militaro-politique en Côte d’Ivoire. Bouaké est assiégé. La vie s’arrête donc dans le Gbêkê qui devient la capitale de la rebellion. Kélépé abandonne sa ville de cœur pour se rendre à la capitale économique, avec le statut de « déplacé de guerre ». C’est donc à Abidjan qu’il va poursuivre ses études jusqu’à l’obtention du Brevet de Technicien Supérieur option Gestion Commerciale.

 

Passionné de musique et doté d’une voix mélodieuse malgré son jeune âge, ses amis avec qui il avait autrefois composé un groupe de Rap, l’ont surnommé « LUNIC ». Il décide de garder ce nom d'artiste malgré le fait qu’il ait changé de genre musical. Le Zouglouman trouve que c’est un nom prémonitoire qui pourrait l’inspirer à faire des choses extraordinaires.

 

 

Ses débuts dans le Zouglou

 

 

Il est arrivé timidement sur la scène musicale. C’est en 2005 que Lunic sort son tout premier album intitulé « Eclipse ». Il est composé de 08 titres dont le morceau de promotion ‘‘Mono Yako’. C’est un hommage à son défunt père, militaire à Bouaké, tombé au champ d’honneur. A cette période, les Forces de Défense et de Sécurité faisaient front, tant bien que mal, à une agression militaire. Ce titre lui a valu d’être pris en sympathie par « les corps habillés ». Il rencontrera la hiérarchie de la « grande muette ».

 

Quatre ans après, le Kélépé, comme il se fait surnommer, revient en puissance avec un second opus de 12 titres, baptisé « gratitude ». Sur ce bijou sonore, figurent les titres cultes ‘‘Nayou’’ et ‘‘Golé’’ qui le révèlent définitivement au public ivoirien. Il devient le chouchou des médias. Il figure en tête d’affiche de toutes les émissions grand public de la télévision ivoirienne, notamment « Tempo » et « Star Tonnerre ». Les sollicitations pour les spectacles fusent de partout. C’est la période de gloire du « Kélépé » du Zouglou.

 

 

Le repli en France

 

 

En 2010, pendant les campagnes électorales en Côte d’Ivoire, l’artiste est sollicité pour intégrer un collectif de chanteurs, en vue de faire un titre pour soutenir la candidature de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo. Après les élections et la crise post-électorale qui s’en est suivie, Lunic choisit de rester en France. Après une série de spectacles livrés en Europe, il ne retournera plus en Côte d’Ivoire. Exil ? L’artiste préfère le terme « repli » vu que la conjoncture d’alors n’était pas propice à l’exercice de son métier d’artiste.

 

« Ce retrait a été motivé par l’insécurité qui régnait en Côte d’Ivoire suite à l’arrestation de l’ancien Président Laurent Gbagbo pour qui j’avais chanté. Je ne me sentais pas en sécurité ici », se défend-il.

 

Pour éviter des représailles donc, Lunic range temporairement son micro et gère sa reconversion. Il travaillera pendant cinq (05) ans comme chauffeur-livreur à la poste. Et il gagnait bien sa vie. Bien intégré, il prépare intimement son come-back. Il n’arrive pas à se défaire de ses premières amours, la musique. Depuis la France, il participe au titre « Moulobé » de Magnific, en compagnie d’autres artistes Zouglou. Il sort également de manière officieuse un titre baptisé « Jusqu’au bout ».

 

 

Le retour de l’enfant prodige au pays natal…

 

 

L’envie de revenir au-devant de la scène est intenable. Depuis la France, il goupille son retour en Côte d’Ivoire. Il signe avec Maranatha Production, une maison de production et d’organisation de spectacles, qui vient de naître. Pour sceller ce mariage, il sort le 14 février 2016 le titre « On sait mais on fait », suivi d’un autre single « Enfant béni ». Succès mitigé.

 

La mayonnaise n’a pas encore pris. Kélépé cherche la bonne formule. Il la trouve enfin avec « Abidjan est risqué » en 2017. C’est un succès fou qui relance totalement sa carrière. Pendant qu’il baigne sur un nuage, l’artiste est frappé d’un malheur de manière soudaine. Son ancienne compagne qui lui avait inspiré le titre « Abidjan est risqué » décède. C’est un coup dur pour lui puisqu’elle lui a été d’un soutien inestimable dans tous les pans de sa vie. Il lui dédie le titre « illusion » sorti dans la même année 2017.

 

Passée l’émotion et pour renforcer son capital confiance retrouvé, Lunic sort en 2018 GPP (Génération Pressée Pressée). Cette chanson qui dénonce la dépravation des mœurs est assortie d’un clip inédit qui ne laisse personne indifférent. Convaincu d’avoir repris sa place sur la scène musicale, l’artiste peut enfin préparer son 3è album.

 

 

En route pour la 3è marche pour « Fermer La bouche »

 

L’actualité du Kélépé est la préparation de l’album baptisé « 3è marche ». Ça sera le 3è opus de sa carrière. Et la sortie est prévue pour la fin de l’année 2019. Pour étancher la soif de ses fans, il vient de sortir le titre « Fermer la Bouche ». Un semestre plus tôt, il avait sorti le single « On danse » qu’il n’a pas promu parce que préoccupé par la sortie prochaine de son album. Il y jette tout son dévolu.

 

http://maranathamedias.com/lunic-fermer-la-bouche

 

« Fermer la bouche » est un titre extrait des douze (12) galettes sonores qu’il réserve à ses fans très bientôt. Toute la crème des arrangeurs Ivoiriens a apporté sa touche. Notamment Cédric Knavaro, David Tayorault, Bebi Philip, Nano Foua Bi, Olivier Blé…

 

Rendez-vous est donc pris pour ce grand pari. Il est conscient que cet album constitue un tournant décisif de ses quatorze (14) ans de carrière. Dans l’attente de ce moment, en plus de savourer sa plus grosse fierté, qui est « d’avoir relevé le défi de son repositionnement sur la scène musicale », Lunic positive autour de ses loisirs qui sont la lecture et le football.

 

Il se consacre également à sa petite famille car il la verra de moins en moins à partir de 2020. Et pour cause : « il va falloir courir pour imposer l’album. Et avec le succès que Dieu m’accordera, les spectacles vont se multiplier. Les voyages aussi. Quand c’est comme ça, on n’a très peu de temps à accorder à la famille, malgré nous », confesse-t-il !

 

 

Marcellin Atissony & Laetitia Lago

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