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Brico Gaullini, le grand architecte de la « Tour Magique»  !

Brico Gaullini, le grand architecte de la « Tour Magique» !

C’est certainement la plus belle découverte dans le domaine de la production artistique en Côte d’Ivoire, de ces cinq (5) dernières années. Depuis 2013, il a su avec patience et passion transformer « ses chenilles en papillons ». Cadre au Laboratoire du Bâtiment et des Travaux publiques, Gaullini Romuald était certainement le seul à croire en son rêve lorsqu’il se lançait dans la production artistique.

 

Alors qu’il cherchait un artiste pour sa première expérience, Hilarion Deazon dit « La Mémoire » détecte à San Pedro, le groupe « Diesel ». Ce dernier le convainc de produire le duo. Après un « test », Brico accepte de se lancer. Il décide de les faire débarquer à Abidjan. C’est le début de l’aventure.

 

 

Une équipe jeune et dynamique

 

Novice qu’il était dans ce milieu, il s’est entouré volontiers d’une équipe neuve et jeune, à qui il a transmis son rêve. Hilarion assurait le management, avant d’être suppléé par Anicet Gaullini et plus tard Valérie Douahoudeh. Marcellin Atissony avait la charge de leur communication. En petites touches bien millimétrées, l'homme a bâti sa tour. Retour sur les grands axes d'une aventure atypique...

 

 

Bâtir une identité propre

 

Le produit « Diesel » était issu d’un orchestre qui faisait la pluie et le beau temps dans la bas-Sassandra. Le duo était donc spécialisé en interprétation. A leurs débuts en 2013, leurs sorties dans les espaces culturels étaient ponctuées par des interprétations qui soulevaient les foules. Il fallait les défaire de l’étiquette d’interprètes pour faire d’eux des artistes auteurs-compositeurs à part entière. Ainsi naquit le maxi-single baptisé « Prophétie » avec pour slogan « la prophétie s’accomplira ». Ensuite, le maxi-single « Virus » avec le titre culte « Kanou » et l'hommage à Douk Saga « Poto Poto ». C’est véritablement ce maxi-single qui leur donne une identité propre.

 

 

Coller des visages au nom

 

Si le titre « Kanou » devient un hymne dans le Zouglou, il n’en demeure pas moins que les garçons étaient encore méconnus du grand public. Ce déficit visuel devrait être comblé. Il fallait clipper ce titre phare et faire une offensive sur les médias télévisuels. La cour est faite aux médias traditionnels (RTI) et privés, notamment Trace Africa. Pour la télévision nationale, l’objectif est atteint mais la chaine panafricaine n’est pas encore convaincue. Il faut encore redoubler d’ardeurs.

 

 

La quête obstinée du véritable déclic!

 

Dans le milieu Zouglou, tout le monde était convaincu du talent du groupe mais il manquait ce déclic pour transformer le produit brut. Coup sur coup, ils feront sortir les singles « Ingrat », « Vieux-père Goash », « Asseh ». Ces titres ne produisent pas l’effet escompté. Le doute s’installe. Mais le producteur a les mots justes pour remobiliser ses troupes. Le single « On se djo au sommet » est lancé. Pour la première fois, ils passent sur Trace Africa grâce au clip réalisé par Mister Light. Petit soulagement quoi que l’objectif de produire un véritable tube n’est pas encore atteint.

 

 

Caviar, la double touche du Boss Gaullini...

 

Pendant deux (2) ans, l’album se peaufine dans le silence le plus absolu. Lors d'une réunion du staff, le producteur annonce seize (16) titres pour l'album. Tout le monde crie à la folie en cette période où les pirate d’œuvres artistiques sont en foire. Mais son pouvoir discrétionnaire finit par triompher. L’album est pratiquement bouclé lorsque l’instinct du producteur se fait sentir. Il a une dernière idée. De retour d’une virée, il fait partager au lead-vocal le fait que la ville de Gagnoa ait beaucoup donné à la Côte d’Ivoire. Aussi bien dans les domaines culturels que sportifs. Et cerise sur le gâteau, le Zouglou est même né à Gagnoa. L’idée est bien perçue et retranscrite par les artistes dans une dernière réalisation chez l’arrangeur Roch Arthur. Voici l’histoire fabuleuse du titre "Gagnoa" qui est la dernière-née et qui va lancer les couleurs en Novembre 2018. Mieux, le titre de l’album « Caviar » est encore une trouvaille du producteur. C’est donc peu dire que l’âme de Brico Gaullini réside dans cet album qui connaît un carto extraordinaire depuis la fin d’année 2018.

 

 

Un investissement sans compter…

 

Pour réaliser ce projet, l’homme n’a pas lésiné sur les moyens. Humains, financiers et matériels. Au niveau de l’investissement humain, il a su mettre en place un réseau pour faire accepter ses artistes. Dans les médias, au niveau de leurs aînés artistes, au niveau des promoteurs et des mécènes, etc.

 

Sur le plan financier, depuis 2013, le « tout puissant Brico Gaullini » a cassé sa tirelire. Ses économies propres ont été investies dans les maxi-single, les clips, les médias, les promotions sur terrains. Pour mettre ses poulains à l’abri du besoin, il leur a loué une maison de 2013 à 2018. Il a souscrit à des polices d’assurance pour « ses enfants ». Il s’investissait à leur offrir des tenues de scènes et à mettre souventes fois sa voiture personnelle à leur disposition dans les virées promotionnelles où lui-même dirigeait le peloton. Ce sont des nuits blanches et des sacrifices consentis par sa famille pour permettre au duo magique de réaliser son rêve et avoir aujourd’hui un nom.

 

 

Enfin le bout du tunnel…

 

« Dieu n’est pas gaou », dit-on ! Après tous ces efforts consentis, DIEU a enfin décidé de récompenser le travail d’orfèvre du BG du Zouglou. L’album Caviar connaît un succès fou. Au-delà du succès des artistes, les observateurs du Zouglou consentent à féliciter le travail abattu pour leur producteur. Cette victoire n’est pas tombée du ciel. Elle a été planifiée de façon méticuleuse. Parfois même, il a fallu forcer le destin. Waouh, quelle prouesse.

 

Il existe dans ce monde des personnes nées pour révéler, pour faire briller. Sans forcément rien attendre en retour. Pour ce genre de personnes, la récompense ne peut être humaine. Elle est forcément divine. C’est leur destin.

 

 

L’avenir… ?

 

2013-2019, après 06 ans de présence dans le showbiz avec cette expérience audacieuse et aboutie, comment orientera-t-il à présent ses activités avec sa structure Magic Prod ? Quel avenir avec le groupe Magic Diezel, son produit phare ? Telles sont les questions pertinentes qui rythment sa réflexion.

 

Il est en voie de lancer le 1er grand festival dans sa ville natale « Oumé ». Le PEDOUM se tiendra certainement cette fin d’année 2019 avec un programme alléchant.

 

Avec ses artistes, force est de constater que des couacs existent depuis des semaines. Ces derniers ont remis en cause le fonctionnement du staff. Ils souhaitent radicalement se séparer de leurs managers. Un courrier officiel a été envoyé au producteur, contenant d’autres observations sur lesquelles nous reviendrons dans une prochaine publication. La collaboration n’est pas au beau fixe. Le succès actuel des bambins engendre beaucoup de convoîtises. Des charognards semblent roder. Pour se gaver de la proie déjà "abattue". Les démons de la division sont en alerte maximale. Nous y reviendrons.

 

Mais quoi qu’il arrive, l’histoire retiendra que Brico Gaullini aura réussi à transformer des chenilles en papillons. Si elles peuvent désormais voler de leurs propres ailes, tant mieux. Le mérite lui revient d’avoir osé, d’avoir cru, d’avoir été endurant, patient et d’avoir réussi. Le plus dur était de bâtir. Et le bâtisseur a bâti…Bravo à l’architecte. Respect infini à sa team. Demain sera encore plus beau.

 

 

LGP



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