LEs NEWS

 Accueil/ Les News/ Détail article
Affaire Magic Diezel, Le Staff fait des précisions!

Affaire Magic Diezel, Le Staff fait des précisions!

L’actualité Zouglou est marquée par les démêlées entre la formation Magic Diezel et sa maison de production. Le torchon semble brûler et la quête aux informations pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de cette discorde fait bon train.

 

Nos entrées privilégiées auprès du staff nous ont permis de récolter quelques informations précieuses avec des documents à l’appui, que nous nous gardons de publier, par pudeur ; et sur insistance des membres du staff.

 

Le producteur et ses managers ont tenu à s’excuser auprès du grand public et des mélomanes, qui sont choqués de ce spectacle navrant, qui a été servi aux mélomanes sur la place publique. « Ce n’est ni notre éducation ni notre style. Nous ne procédons pas de la sorte. Cependant, vu la gravité de certains faits qui nous ont été attribués, nous sommes tenus de faire quelques éclaircissements, malgré nous. ».

 

 

A propos des Frais d'enregistrement évalués à Huit millions (8.000.000F) F CFA…

 

Information pris auprès du Bureau Ivoirien des Droits d’Auteur (BURIDA), ce que les artistes appellent "prime à la signature" serait un abus de langage.  Au lieu de "Prime", il convient plutôt de parler de "Frais d'enregistrement". Cette somme comprend le transport et les besoins des artistes pour rentrer en studio, le cachet des intervenants sur l’album et les questions diverses liées à la réalisation de l’album. Deux (2) possibilités s’offrent aux producteurs. Premièrement, remettre cette somme aux artistes et leur laisser libre cours à la conception totale et entière de l’album ou du single. Par expérience, et toujours selon nos sources au BURIDA : « lorsque cet argent est remis aux artistes, ils dilapident et reviennent finalement vers le producteur qui se sent obligé de débourser encore de l’argent. L’autre option et celle que nous conseillons aux producteurs, est qu’ils évaluent les dépenses effectuées dans la conception des titres et qu’ils mentionnent cet argent dans la prime ». Dans le cas d’espèces, cette somme mentionnée représenterait, aux dires du staff, la somme des dépenses effectuées sur tous les titres du groupe depuis 2013. D’ailleurs, dans le contrat dont nous avons reçu copie, il s’agit de 27 titres pris en compte, allant du maxi-single « Prophétie » sorti en 2013 à l’album « Caviar » sorti en Novembre 2018.

 

D’ailleurs, pour ne pas semer la confusion dans la tête des artistes, le contrat a été mis à jour, légalisé à la mairie du Plateau et déposé au BURIDA. Les artistes ont d'ailleurs une copie de ce contrat actualisé qui fait mention de la valeur de la "prime" et la valeur du rachat de l'album en cas de dénonciation du contrat de production. "S'ils ont le courage de mettre ce contrat à la disposition des médias où ils se répandent, tout le monde relèvera ce qu'il en est effectivement", coupent court les managers.

Aussi, concernant les faits allégués par les artistes, notamment leur contrat dont ils n’auraient jamais reçu copie, le staff s’étonne. « Avant la signature du contrat, ils ont reçu le contrat pour le lire et apporter leurs observations. On leur a même conseillé de le faire voir à leurs personnes de confiance avant sa signature. Ce qui a été fait avant la signature. Et d’ailleurs, ce sont les modèles de contrat standard du BURIDA, leur maison. Ce n’est pas nous qui avons conçu ces contrats. On a juste rempli les parties qui incombaient au producteur. Qu’y-a-t-il à cacher ? Pourquoi donner un document écrit à quelqu'un si tu veux faire du faux Tout le monde peut se renseigner au BURIDA », disent nos interlocuteurs, très amusés. Le contrat n’est d’ailleurs pas le seul document que le producteur a gardé sur lui, à leur demande : « Pratiquement tous leurs documents administratifs étaient gardés par le boss qu’ils appellent leur papa. Et à leur demande », renchérit le staff.

 

 

Concernant le point sur la vente des Cds

 

Sur ce point également, le staff tombe des nues. « C’est vrai que les délais pour faire le point n’ont pas été respectés. Mais les artistes savent que c’est parce que tous les revendeurs n’ont pas fait le point des ventes. Rien que cela. Même les artistes, notamment le lead-vocal, a encore des clés USB avec lui. Il n’a pas encore fait le point des articles qu’il a sollicité pour vendre. Dans ces circonstances, où lui-même n’a pas encore versé l’argent des ventes qu’il a opérées, quel point peut-on faire ? De toute façon, les artistes sont au fait du nombre de Cds et des clés USB qui ont été confectionnés. Le moment venu, les comptes seront clairs, et leurs dus leur seront octroyé. Ce n’est pas un problème ».

 

 

Les sites de téléchargement légaux

 

Sur ce point, Magic Prod est catégorique : « ils ne peuvent pas arguer que leurs œuvres n’ont pas été mises sur les sites de téléchargement officiels. Ce n’est pas honnête de leur part. Tous les sites de téléchargement payant ont mis l’album en ligne. Seulement, un litige est survenu avec Keyzit. Ce site voulait avoir l’exclusivité de nos ventes en ligne, comme ça a été le cas avec singles précédents. Ce que nous n’avons pas accepté. L’affaire est pendante devant la justice. Les autres sites ont suspendu la mise en téléchargement, le temps que le litige soit réglé. Et sur ce point, les artistes sont mieux renseignés que nous les managers. Puisque le producteur leur faisait le point de la procédure tout le temps. Ils faisaient même des captures d’écran pour envoyer au boss. Ils semblaient sur la même longueur d’onde pour régler ce problème jusqu’à ce qu’on constate que ce n’était qu’une farce . De toute façon, le litige est devant les juridictions compétentes et l’avocat de la structure s’en charge".

Sur cette même question, les managers renchérissent encore: " les chansons de l'album sont actuememnt sur la plateforme Zikplay qui paient régulièrement ses streaming et téléchargements. Et les artistes le savent puisque le producteur  dévoile toujours les montants avec des factures normalisées à l'appui"

 

 

A propos des cachets

 

Sur ce point, le staff a souhaité respecter la confidentialité des cachets des artistes. Certains bulletins de paie (ce qu’ils appellent maladroitement contrat CDD), nous ont été dévoilés. Ce sont des montants qui pourraient faire pâlir de jalousie certains artistes ivoiriens. Ces sommes, ils les recevaient mensuellement, avant l’album Caviar. A la sortie de l’album, ils étaient rémunérés par semaine puisque les montants devenaient importants. A leur demande, ils étaient rémunérés après chaque spectacle. Et sur chaque bulletin de paie dont nous avons eu copie, le montant du cachet était bel et bien mentionné. « Avant la sortie de Caviar, ils avaient 40% de la valeur du cachet. Depuis la sortie de l’album, ils ont droit à 50% du cachet. La structure a 50%. Ces montants sont repartis après qu’on ait enlevé le cachet de l’orchestre. Dans la part de Magic Prod, nous assurons toutes les charges. Notamment les frais de répétition avec l’orchestre, le transport pour les émissions radio et télé, leurs tenues et celles des danseuses, les rémunérations des autres membres du staff, etc.  Sur les pourboires, les artistes ont 60% au lieu de 50% avant la sortie de l’album. L’orchestre a 20% et la structure 20%. Si faire cela, c’est les maltraiter, alors que DIEU nous pardonne ».

 

Au total, c’est un staff serein et calme que nous avons rencontré à la sortie d’une soirée à l’honneur des ex-managers (Anicet et Valérie) à l’Internat Night-Club. Pour la suite de la collaboration, ils ne comptent pas se dévoiler. La structure s’est offert les services d’un avocat conseil pour défendre tous ses droits résultants du contrat de production qui la lie aux artistes.

 

Ce dimanche 29 Septembre, nous avons rencontré le producteur à son domicile. Ce dernier refuse obstinément de se répandre dans la presse : « Ce sont mes enfants. Je ne parlerai jamais mal d’eux parce que je les ai façonnés avec amour. Je sais qu’un jour, ils auront quelque chose de plus grand et c’est ma prière. C’est mon propre couteau, même s’il me blesse, je ne le jetterai pas. Quoi qu’il arrive, ils demeureront mes enfants ».

 

Visiblement détendu, le conseil qu’ils donnent aux artistes est le suivant : « Le BURIDA, c’est la maison des artistes. Quand ils ont un souci, qu’ils se dirigent vers cette maison. Je constate qu’ils font beaucoup de confusions. Je demande aussi à ceux qui le peuvent de continuer d’aider les artistes. La culture Ivoirienne en a besoin. Je reçois beaucoup d’appels de soutiens et j’avoue que beaucoup de producteurs sont découragés. C’est une réaction humaine normale. Mais tant qu’on peut aider, aidons. La meilleure récompense est divine ».

 

Même son de cloche au niveau de son épouse, Ange Beyara, qui les a adoptés comme le fruit de ses entrailles. Elle a même joué le rôle d’actrice principale du clip « Bonheur recherché » en compagnie de sa fille. « C'est vrai qu'au début, j'ai été affectée mais je me suis mise au dessus de tout cela. Car je les aime d'un amour vrai. Ce genre d’amour, rien ne peut l’ébranler. Je ne suis pas capable de leur dire des méchancetés sur la place publique. La preuve, malgré tout, il y a à peine un mois, j'ai trouvé du travail à la partenaire de l'un d'entre eux. Et pour me remercier, elle m'a également envoyé un complet de pagne avec son premier salaire. C'est pour dire que je les porte dans mon coeur malgré tout ce qu'ils disent de mon époux aujourd'hui », se plait-elle à dire à qui veut l’entendre.

 

 

LGP

 



  •   Riviera palmeraie Marché - Jouxtant le restaurant Miss Zahui
  •   +225 21 33 78 30
  •   +225 89 89 29 10
  •   +225 03 25 11 20
  •   maranathaprod2016@gmail.com